…comme possible

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Didier Ruiz fait confiance c’est ce qui le caractérise.
Lorsqu’il m’a proposée d’intervenir auprès d’adolescents en collèges et lycées, moi j’en manquais mais j’avais confiance dans sa confiance donc j’ai avancé!
Puis il m’a proposée de participer au projet « 2013 comme possible »: ce fut pour moi le temps des rencontres marquantes :
– celle avec mon nouveau rôle d’assistante à la mise en scène auprès de Didier Ruiz, et d’intervenante sur la pratique vocale.
– la rencontre avec Tomeo Verges qui fait un travail remarquable sur le corps, auprès duquel je me suis énormément enrichie.
Nous sommes devenus un trio, chacun trouvant très vite sa place, se complétant, chacun avec une façon d’être très différente.
Et la rencontre avec ce groupe de jeunes personnes qui m’a fait tant grandir : des êtres à la personnalité qui laissent une empreinte, forte pour certains, plus timide pour d’autres et surtout unique.  Les voir se révéler, se déployer fut une traversée si intense pour moi que le souvenir restera indélébile.
Lorsque j’avais des doutes sur la capacité d’un « acteur » à sortir de sa fragilité ou de son carcan, que me disait Didier ? « Moi j’ai confiance ».
Je comprenais qu’on devait alors laisser faire, lâcher du lest : j’ai beaucoup appris là-dessus. Il n’avait pas une confiance aveugle non, car il savait leur dire parfois de façon virulente quand ça n’allait pas, quand c’était à eux de prendre les rênes de leur propre parcours. Il leur disait : je m’en fous que vous soyez des adolescents, vous êtes des personnes que j’écoute en tant que telles.
C’est ce que nous avons fait. Nous les avons regardés écoutés accompagnés avec bienveillance sans condescendance sans pathos puisqu’il était clair pour nous que le but était de créer un spectacle de Didier Ruiz avec eux sur leur paroles leurs témoignages mais pas de faire une thérapie de groupe, et la frontière est mince.

Trouver cette place juste.

Ado, jeunes, vieux n’était pas la question : je ne t’écoute pas et ne te regarde pas à travers ton étiquette, il n’y a pas de hiérarchie.
 Ce regard que nous leur portions leur a permis de parler d’eux-mêmes en se détachant de leur posture d’ados ou de jeunes.
Ce qui ressort de tous ces …comme possible, ce qu’ils nous renvoient à chaque fois, c’est le sentiment d’être écoutés et regardés pour la première fois.
Cela nous demande à nous « encadrants » de sortir de nos propres carcans, d’évoluer autrement. Que ça fait du bien !
Apprendre de leur parole, accompagner, trouver la présence juste ni trop ni pas assez.
Les voir se dessiner dans leur corps dans leur parole, dans leur unicité qui s’affirme au fur et à mesure du travail.

Partager, être un groupe, être sur le même bateau, ensemble : l’essentiel.

Myriam Assouline comédienne et chanteuse

… comme possible est une création théâtrale qui réunit sur le plateau des adolescents d’un territoire. C’est une expérience artistique collective qui permet à chacun de démarrer sur un même pied d’égalité malgré des enjeux différents et qui, avec le temps, aboutit à un objet théâtral et sociétal, fruit de la confiance acquise entre les uns et les autres.

A partir de la parole des jeunes, de leurs témoignages, le projet esquisse un portrait de l’adolescence. Qu’est-ce qu’être adolescent aujourd’hui ? Quels sont leurs rêves ? Leurs idées de l’amour, de la mort ? Quelle conscience ont-ils du monde dans lequel ils vivent et de la place qu’ils y occupent ?

… comme possible propose de mettre à plat la question de l’identité et de la place des jeunes dans le monde, à un âge où les habitudes de vie peuvent devenir déterminantes, voire enfermantes. Partir de l’intime pour évoquer l’universel. Montrer que l’expérience individuelle impacte sur la société et peut transformer le collectif.

Mise en scène Didier Ruiz
Travail du corps Tomeo Vergés
Scénographie Charlotte Villermet
Lumière Maurice Fouilhé
Son Adrien Cordier

Revue de presse