Syndromes aériens
(dyptique)

Théâtre de la Cité Internationale.juin 2007.

Texte Christophe Martin
Mise en scène Kheireddine Lardjam/Didier Ruiz

Spectacle créé à Alger le 14 avril 2007

Ne fais rien, ne crois en rien, ne veux rien, ne suis rien, ne sens rien. Si, si, sens cette odeur de poissons pourris, même ici, elle poursuit. Hume l'air, viens ici parce que les odeurs de parfums sucrés, de crèmes bronzantes remplissent les narines, nettoient la tête, font gonfler le... et oublie le temps d'un relent l'odeur de poissons pourris.

Au départ il y a une ville, mûre comme un fruit d’été, gorgée de soleil où les émotions sont à fleur de peau, les autres et la mienne. Au départ il y a un pays étrange, étranger rempli de fantômes, de bruits d’armes et de larmes, d’éclats de rire partagés et de visages souriants. C’est à Oran que le bleu est le plus bleu, celui de la mer et celui du ciel.
La rencontre avec Kheiredine s’est faite en douceur, sans bruit comme quand on marche sur la plage où le pied laisse une marque nette sur le sable. L’envie de travailler sur « Syndromes Aériens » de Christophe Martin est apparu comme une évidence pour tous les deux. Ce texte est un pont que nous franchirons chacun d’un côté pour nous retrouver en même temps de l’autre côté avec surprise sans doute.
Le temps de mettre côte à côte nos regards, nos envies, nos images. Un seul acteur sera le témoin de nos regards croisés, Tarik Bouarrara. A la fin, nous présenterons un diptyque, deux mises en scène du même texte avec le même acteur, deux visions d’un monde, deux empreintes de pied sur la même plage.
Cette présentation se fera à Alger.
Ce jour là, nous aurons partagé un peu plus qu’un morceau de pain et un peu de sel, nous aurons parcouru ensemble un bout de chemin, nous aurons donné corps à nos envies et construit une passerelle fragile, certes mais réelle.

accès espace pro

Avec

Tarik Bouarrara